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La Gare

III - La Gare

        Une description de la ville ? D'autres plus autorisés que moi en ont donné de flatteuses ; voulez-vous celle de Mgr Ginesty, ex-curé de Cransac, puis évêque de Verdun...
            « Gracieusement assise au milieu d'une plaine d'alluvions, droite et compassée comme une ligne sans courbes, cette riante cité n'était rien hier. Elle est née, elle a grandi, elle se développe par le flux et le reflux incessant des innombrables voyageurs qui la traversent, ou qui y font escale - Plus de cinquante trains et de trois mille passagers vont et viennent chaque jour. Cinq grandes lignes, - presque autant qu'à la capitale, - s'y entrecroisent dans toutes les directions, l'une vers les cimes du Lioran en Auvergne, et ses digues de neige ; l' autre va côtoyer le Lot en serpentant dans les gorges étroites et fumeuses de Penchot et du Bassin houiller de l'Aveyron, si justement dénommé « pays noir ».
  
           Une autre, la plus- fréquentée relie Toulouse à Paris, etc. Là passent encore de grandes routes qui ont remplacé les antiques voies romaines dont il reste quelques vestiges ou tronçons. Là se donnent la main plusieurs départements frères de races et de sites : le Lot, le Tarn, la Garonne, le Cantal, l'Aveyron ».
         

N'est-ce pas bien dit ?
Et en voici une plus curieuse et plus ancienne :  elle est d'Ardouin-Dumazet (Voyage en France, vol. 32, page 96).

 

          « La physionomie de Capdenac-Gare est curieuse : dans le jour, il n'y a guère que des femmes par les rues, les hommes sont sur les locomotives et les wagons, ou bien reposent après un voyage nocturne ; le soir seulement, à l'heure où se font les changements de service, où les ouvriers des ateliers sont rentrés, on aperçoit ces travailleurs assis devant les portes, braves gens à la figure songeuse, placide et douce. Ils semblent regarder comme en un rêve, heureux de ce calme succédant aux courses vertigineuses à travers les campagnes.
  
           La longue et large rue qui constitue la ville nouvelle, bastide due à l'industrie, aboutit au Lot, aujourd'hui, tranquille et clair, retenu par un barrage sous lequel écument ses eaux blanches. Un tunnel s'ouvre dans la montagne, donnant passage à un court canal destiné à éviter aux bateaux le trajet du cingle. Au-dessus de cette ouverture se dresse, abrupt, en partie tapissé de vignes, le rocher qui porte Capdenac village. Un pont suspendu permet de franchir la rivière et d'accéder à cette aire féodale. »

               

Depuis, l'aspect de la ville a bien changé.  On pourra constater une régression de la gare, notamment par la suppression de la rotonde.

 

Les liens présents sur cette page :
  1 - Le pont suspendu
  2 - La gare
  3 - Les locomotives
  4 - La ville de nos jours
  5 - Le pont de chemin de fer
  6 - La rotonde
  7 - Le dépôt

Remerciements à Mr Jean-Julien VERDIER, auteur de Croquis d'histoire en pays d'Olt